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Demain, nos poignets seront gravés pour l'éternité. 3 petites lettres nous diront chaque jour, on survit par amour...
# Posted on Wednesday, 24 January 2007 at 4:34 PM

MMM

MMM
Jeudi, à 19 heures, je vais me faire tatouer. Avec ma petite soeur de 16 ans. On va chacune se faire tatouer à l'intérieur du poignet gauche un triple M. Comme dans "un long dimanche de fiançailles", avec audrey tautou. Dans le film, ce triple M veut dire "Mathilde aime Maneck et Maneck aime Mathilde". Ma soeur et moi avons 2 prénoms commencant par la lettre M...

J'ai peur que cela fasse mal, qqun s'est deja fait tatouer l'intérieur du poignet?
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# Posted on Monday, 22 January 2007 at 9:22 AM

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"... et à tous ceux qui survivent par amour"

DIAMS
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# Posted on Monday, 22 January 2007 at 8:40 AM

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Je t'écris pour te dire au revoir. Ce n'est pas moi qui ait eu l'idée de le faire parce que je n'aime pas ça, ils sont difficiles. Je me souviens de ton intrusion bruyante dans ma vie ce soir d'octobre. J'étais loin de me douter de ce qui m'attendait avec toi. Je croyais que tu serais mon alliée, que tu serais ma solution. Je me suis trompée et pour survivre tu m'as noyée. J'ai dû faire preuve de beaucoup de volonté pour que tu restes avec moi. Avec toi, j'étais la plus forte du monde même si je m'habillais au rayon enfant désormais. Je m'effaçais lentement, tu me dictais la transparence. Les gens de la surface de la terre, que j'avais quittés, me faisaient des appels de phare et tentaient une dernière réanimation. Même un amour insensé, devenu aveugle, n'a pas pu me sauver. Je ne comprenais pas leur affolement, ils étaient si bêtes de ne pas te connaître. Plus tard, le piège s'est lentement refermé : tu devenais ma meilleure amie, jusqu'à la mort s'il le fallait. Mon teint s'est terni, mes cheveux sont tombés, ma carcasse s'est vêtue de bleu(s), mon c½ur ralentissait, mes muscles s'atrophiaient, mes yeux avaient mal, mon squelette est apparu amenant avec lui ses copines les douleurs. J'allais un jour devenir poussière. Je le comprenais mais il m'était impossible d'agir, j'étais paralysée. Je ne pensais plus, ne réfléchissais plus, ne vivais plus, plus rien n'en valait la peine, c'était toi qui me l'avait dit. Tu restais mon amie, tu allais me sauver, je le savais. Tôt ou tard. Je vivais ma mort. Les émotions m'étaient devenues inconnues, mon corps se glaçait et je devenais transparente. Toi mon amie tu étais devenue maladie et tu gagnais du terrain. Un mauvais beau jour, mes jambes n'ont plus voulu me porter et je quittais ce qui me restait de ma vie pour aller me laisser mourir à domicile. J'allais y connaître mes pires heures de souffrance. Hors du vrai monde et hors du temps, j'étais jetée en pâture face à toi, la toute puissante. Bataille à armes inégales, je faiblissais de jour en jour. Lorsque je ne pu plus rien faire, même garder mes yeux ouverts très longtemps, un jour je sus que je ne voulais pas finir par en mourir. Je ne sais pas où j'ai trouvé la force de te dire que je te déclarais la guerre, je n'étais même plus sûre de le vouloir. Tu te déchaînais, je pleurais sans plus savoir pourquoi. Je repleurais, c'était déjà ça.
# Posted on Saturday, 20 January 2007 at 2:31 PM

Mon mètre 69 en caterpillar trop grandes

Mon maître soixante neuf en caterpillar trop grandes me manque. Je re-rêve de toi. Que fais tu ? Es tu en bonne santé ? As-tu des idées noires ? As-tu confiance en ta vie et en ton avenir ? Te souviens tu de moi ? De nos moments passés à l'isolement, ceux où tu me portais à bouts de bras ? J'ai essayé de faire pareil pour toi, j'espère que tu ne m'as pas oubliée. Je veux te revoir. Ou plutôt non. Je ne sais plus. Lorsque je pense à l'hôpital, les visions de piqûres, de pleurs, de souffrance et de désespoir sont adoucies par ta présence à mes côtés. On s'est sauvées. Nous n'étions pas ensemble par hasard. Nous devions être hospitalisées au même moment et au même endroit et surtout pour le même mal, c'était écrit. Grâce à toi j'ai pu comprendre que j'étais malade et que cela n'enlevait rien à ma personnalité et à ma force de caractère. Ensemble nous nous sommes débattues contre cette sangsue. Nous n'étions pas trop de deux. Nos sourires nous faisaient avancer, notre pureté jumellée iradiait au sein des quatre murs. Nous nous faisions standardistes de l'une l'autre, folles de joie de pouvoir nous annoncer mutuellement nos appels. Assise à même le sol au rez de chaussée de l'hôpital, si proches de la porte du grand hall, nous aurions aimé nous enfuir bras dessus bras dessous, étourdies par la même soif de liberté. Si seulement nous n'étions pas en pleine forêt et que ce n'était pas janvier... Le jour où tu as pu braver le froid et prendre l'air 15 minutes, j'étais impressionnée et te recommandais de retenir chaque détail de ta promenade afin de tout me raconter, le plus fidèlement possible. Je t'attendais au premier étage, dans le couloir de l'uta, près de la porte des escaliers, afin de recueillir tes premières impressions dès ton retour. Tu es apparue, le souffle court, les joues roses, des lumières dans les yeux. Tu as mis tes mains dans les miennes afin que je sente la fraîcheur de l'air. Tu m'as expliqué combien l'air était agréable à respirer et tu as dis qu'il fallait qu'on sorte d'ici, pour à nouveau respirer l'air de la vie. Je m'en souviendrais lors de ma première sortie, terrorisée, j'ai respiré l'air froid de l'hiver en pensant à toi... « Je me sens vivre M, je me suis assise sur un banc et j'ai écris quelques mots. C'était fabuleux, un calme autour du chaos dans lequel nous sommes. » Je ne saurai jamais ce que tu as écrit ce jour là, sur le banc. Mais j'imagine que c'était plein d'espoir. Toi et moi, on ne se laissait pas abattre, on tenait l'une pour l'autre. La dernière image que j'ai de l'hôpital, avant que je marche jusqu'à la voiture, sans me retourner, c'est ton visage. Le sourire que tu y avais installé pour me regarder partir. La porte de l'ascenseur s'est refermée sur notre « captivité commune ». La voiture en marche, je me souviens avoir fixé la fenêtre de ta chambre, la numéro huit. J'espérais que tu tiendrais bon, et que tu ne m'oublierais pas. J'apprendrais par la suite que tu es sortie jour pour jour une semaine après moi. Je ne peux pas m'empêcher de parfois me demander si tu es partie si vite parce que moi j'étais partie. Je ne sais même pas si je veux le savoir. Dans la voiture, je me sentais livrée à moi-même, sur la route d'une deuxième vie, rescapée de la précédente. J'étais paniquée, si j'avais pu t'emmener avec moi C, pour continuer le chemin ensemble, je l'aurais fait. Mes 47 kilos étaient une victoire, résultat d'une dure lutte que tu as menée avec moi. Depuis, je suis partagée par l'envie de parler de toi tout le temps et l'envie de garder jalousement tous nos moments. Personne ne pourrait comprendre comment en deux semaines nous avons pu autant apprendre à nous connaître et comment en si peu de temps nous nous sommes sauvées l'une l'autre. La maladie a au moins ce pouvoir là, rapprocher les petits corps malades entre eux... Nous avons vécu notre premier électrocardiogramme ensemble, angoissées devant cette porte obstinément fermée, gardant ses secrètes machines hors de la vision du reste du monde. Je ne sais plus si je suis passée avant ou si c'est toi, peu importe. Après nous avons regardé notre série à la télé, nous venions de vivre un moment éprouvant, nous devions nous détendre...
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# Posted on Saturday, 20 January 2007 at 2:29 PM